La télé, c’est mortel !
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La télé, c’est mortel !
La télé, c’est mortel !
Publié le 29/06/2010
Si nombre de travaux ont relié temps passé devant la télévision et facteurs de risque cardiovasculaires (syndrome métabolique, obésité, anomalies du métabolisme du glucose, diabète de type 2…), peu ont examiné le lien entre niveau d’exposition à la télévision et mortalité. Des auteurs britanniques, de l’université de Cambridge, viennent de pallier cette lacune en évaluant, de façon prospective, la relation entre le temps passé devant le petit écran et la mortalité toutes causes, la mortalité de cause cardiovasculaire et la mortalité par cancer.
Cette évaluation s’est inscrite dans l’étude EPIC (The European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition), une des plus vastes études, impliquant 10 pays, intéressant les relations entre nutrition et cancer. S’appuyant sur les réponses à des auto-questionnaires, et sur les mesures du poids, de la taille et du tour de taille, elle a porté, sur 13 197 sujets (5 729 hommes et 7 468 femmes), résidant à Norfolk. Ces participants étaient âgés de 61,5 ± 9 ans, et indemnes d’antécédents d’AVC, d’infarctus du myocarde ou de cancer à l’inclusion entre 1998 et 2000 ; ils ont été suivis pour cette analyse de mortalité jusqu’au 30 avril 2009.
Le temps passé devant le petit écran a été réparti entre trois catégories ; le tertile le plus bas comprenait les durées d’exposition de moins de 2,5 heures quotidiennes, le tertile intermédiaire celles comprises entre 2,5 et 3,6 heures par jour, et le tertile le plus élevé regroupait les expositions dépassant quotidiennement 3,6 heures ; les ratios de risque de décès ont été estimés par accroissement de 1 h/j du temps passé à regarder la télé.
Au cours d’un suivi de 9,1 ± 1,6 ans, 1 270 sujets (725 hommes et 545 femmes) sont décédés, toutes causes confondues. Parmi ces décès, 373 étaient de cause cardiovasculaire et 570 étaient dus à un cancer.
Le temps passé devant la télévision dépassait, chez les sujets décédés de toutes causes, de 0,4 h en moyenne celui des sujets ayant survécu (3,5 vs 3,1 h/j ; p < 0,001). Cette différence était plus grande (0,6 h/j) pour la mortalité cardiovasculaire (3,7 vs 3,1 h/j ; p < 0,001), et moins grande (0,3 h/j) pour la mortalité par cancer (3,4 vs 3,1 ; p < 0,001).
L’analyse, après nombre d’ajustements, associe, à chaque accroissement de 1 heure par jour du temps passé devant la télévision, une augmentation de la mortalité toutes causes (ratio de mortalité : 1,05 IC à 95 % 1,01-1,09 ; p = 0,03) et une augmentation de la mortalité de cause cardiovasculaire (1,08 ; 1,01-1,16 ; p = 0,02).
Ces associations se sont avérées indépendantes de l’âge, du sexe, du niveau d’éducation, du tabagisme, de la consommation d’alcool, de l’existence d’un diabète, de la prise d’antihypertenseurs et d’hypolipémiants, des antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire et de cancer, de l’indice de masse corporelle, de la dépense énergétique liée à l’activité physique.
En revanche, il n’a pas été mis en évidence d’association significative entre l’accroissement quotidien de 1 heure devant le petit écran et la mortalité par cancer.
La fraction attribuable à la population pour la mortalité toutes causes, pour la comparaison du plus haut tertile d’exposition à la télévision au tertile le plus bas, était de 5,4 %.
Cette étude, prospective, en population générale et forte d’une cohorte de plus de 13 000 sujets, mais fondée sur des données auto-rapportées, associe, indépendamment du niveau d’activité physique, aux niveaux plus élevés d’exposition à la télévision un risque accru de décès toutes causes et par maladie cardiovasculaire. L’excès de temps passé devant la télévision étant un indicateur puissant d’un comportement de loisir globalement sédentaire, K Wijndaele et coll. suggèrent d’ajouter, aux recommandations de santé publique habituelles, la réduction du temps de télé.
Dr Julie Perrot
Wijndaele K et coll. : Television viewing time independently predicts all-cause and cardiovascular mortality : The EPIC Norfolk Study. Int J Epidemiol, Publication avancée en ligne, 23 juin 2010 (doi:10.1093/ije/dyq105).
Publié le 29/06/2010
Si nombre de travaux ont relié temps passé devant la télévision et facteurs de risque cardiovasculaires (syndrome métabolique, obésité, anomalies du métabolisme du glucose, diabète de type 2…), peu ont examiné le lien entre niveau d’exposition à la télévision et mortalité. Des auteurs britanniques, de l’université de Cambridge, viennent de pallier cette lacune en évaluant, de façon prospective, la relation entre le temps passé devant le petit écran et la mortalité toutes causes, la mortalité de cause cardiovasculaire et la mortalité par cancer.
Cette évaluation s’est inscrite dans l’étude EPIC (The European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition), une des plus vastes études, impliquant 10 pays, intéressant les relations entre nutrition et cancer. S’appuyant sur les réponses à des auto-questionnaires, et sur les mesures du poids, de la taille et du tour de taille, elle a porté, sur 13 197 sujets (5 729 hommes et 7 468 femmes), résidant à Norfolk. Ces participants étaient âgés de 61,5 ± 9 ans, et indemnes d’antécédents d’AVC, d’infarctus du myocarde ou de cancer à l’inclusion entre 1998 et 2000 ; ils ont été suivis pour cette analyse de mortalité jusqu’au 30 avril 2009.
Le temps passé devant le petit écran a été réparti entre trois catégories ; le tertile le plus bas comprenait les durées d’exposition de moins de 2,5 heures quotidiennes, le tertile intermédiaire celles comprises entre 2,5 et 3,6 heures par jour, et le tertile le plus élevé regroupait les expositions dépassant quotidiennement 3,6 heures ; les ratios de risque de décès ont été estimés par accroissement de 1 h/j du temps passé à regarder la télé.
Au cours d’un suivi de 9,1 ± 1,6 ans, 1 270 sujets (725 hommes et 545 femmes) sont décédés, toutes causes confondues. Parmi ces décès, 373 étaient de cause cardiovasculaire et 570 étaient dus à un cancer.
Le temps passé devant la télévision dépassait, chez les sujets décédés de toutes causes, de 0,4 h en moyenne celui des sujets ayant survécu (3,5 vs 3,1 h/j ; p < 0,001). Cette différence était plus grande (0,6 h/j) pour la mortalité cardiovasculaire (3,7 vs 3,1 h/j ; p < 0,001), et moins grande (0,3 h/j) pour la mortalité par cancer (3,4 vs 3,1 ; p < 0,001).
L’analyse, après nombre d’ajustements, associe, à chaque accroissement de 1 heure par jour du temps passé devant la télévision, une augmentation de la mortalité toutes causes (ratio de mortalité : 1,05 IC à 95 % 1,01-1,09 ; p = 0,03) et une augmentation de la mortalité de cause cardiovasculaire (1,08 ; 1,01-1,16 ; p = 0,02).
Ces associations se sont avérées indépendantes de l’âge, du sexe, du niveau d’éducation, du tabagisme, de la consommation d’alcool, de l’existence d’un diabète, de la prise d’antihypertenseurs et d’hypolipémiants, des antécédents familiaux de maladie cardiovasculaire et de cancer, de l’indice de masse corporelle, de la dépense énergétique liée à l’activité physique.
En revanche, il n’a pas été mis en évidence d’association significative entre l’accroissement quotidien de 1 heure devant le petit écran et la mortalité par cancer.
La fraction attribuable à la population pour la mortalité toutes causes, pour la comparaison du plus haut tertile d’exposition à la télévision au tertile le plus bas, était de 5,4 %.
Cette étude, prospective, en population générale et forte d’une cohorte de plus de 13 000 sujets, mais fondée sur des données auto-rapportées, associe, indépendamment du niveau d’activité physique, aux niveaux plus élevés d’exposition à la télévision un risque accru de décès toutes causes et par maladie cardiovasculaire. L’excès de temps passé devant la télévision étant un indicateur puissant d’un comportement de loisir globalement sédentaire, K Wijndaele et coll. suggèrent d’ajouter, aux recommandations de santé publique habituelles, la réduction du temps de télé.
Dr Julie Perrot
Wijndaele K et coll. : Television viewing time independently predicts all-cause and cardiovascular mortality : The EPIC Norfolk Study. Int J Epidemiol, Publication avancée en ligne, 23 juin 2010 (doi:10.1093/ije/dyq105).
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Spasfon- Moderator

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Re: La télé, c’est mortel !
mrc spasfon pr ces info

Sara-pharma- membre très actif

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Re: La télé, c’est mortel !
DONC SAYé MA3ODTCH NTAWEL

rhumafed- Moderator

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Re: La télé, c’est mortel !
merci pr l information spasfon mè diffcil nkhalih 


lily- membre très actif

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