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Un virus sauteur le Ven 12 Fév - 18:34
pharmasami
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Le virus de la vaccine optimise sa diffusion
dans un organisme
en sautant de cellule en cellule tant qu'il n'a
pas trouvé de cellule
saine.
En général, un virus se
propage
dans les cellules de proche en proche : il s'introduit dans
une cellule,
s'y réplique, puis les nouvelles particules virales ém...ises par la
cellule – les virions –
colonisent à leur tour les cellules voisines.
Certains virus,
toutefois, se propagent bien plus rapidement : des
chercheurs du
Collège impérial de Londres et du Centre des sciences
moléculaires
du vivant de Nimègue, aux Pays-Bas, viennent de mettre en
évidence
le mécanisme qui permet au virus de la vaccine de se propager à
une
vitesse quatre fois supérieure à celle autorisée par son cycle de
réplication.
En
observant en microscopie vidéo
l'infection de cellules par le virus
de la vaccine, ils ont montré que les virions
sautent de cellule en
cellule jusqu'à ce qu'ils trouvent une cellule
saine à infecter.
Lorsqu'ils rencontrent une cellule déjà contaminée,
ils n'y
pénètrent pas, mais s'arriment à sa membrane, ce qui provoque,
au
niveau du point d'ancrage (sous la membrane), l'assemblage d'une «
comète » d'actine. Petite protéine
abondante dans les cellules et
capable de s'organiser en filaments,
l'actine joue un rôle important
dans la plasticité cellulaire et la
dynamique intracellulaire. Le
virus de la vaccine détourne des molécules
d'actine et provoque leur
polymérisation en un réseau dynamique –
la comète – qui, par un jeu
de contraintes, éjecte le virus de la
membrane cellulaire, le
propulsant vers d'autres horizons. Lorsque le virion rencontre une
cellule
saine, il l'infecte : un nouveau cycle de réplication s'amorce.
Comment
un virion reconnaît-il une
cellule infectée ? Grâce à deux
protéines virales que les cellules
expriment très tôt après avoir
été contaminées : localisées à la surface
des cellules, ces deux
protéines les marquent comme étant contaminées,
et activent la
formation de la comète d'actine lorsqu'un virion s'arrime
à la
membrane cellulaire.
Les sauts de virus conduiront-ils à de
nouveaux
antiviraux ? Ils prouvent en tout cas que plusieurs mécanismes
orchestrent
la virulence des agents pathogènes. Il est probable que
chaque
virus à propagation rapide ait développé sa propre stratégie en
fonction
de son matériel génétique : le virus de l'herpès HSV-1, par
exemple,
se propage lui aussi plus vite que prévu, mais sans former de
comète
d'actine. L'étude de ces diverses stratégies et des molécules
impliquées
offrira peut-être de nouvelles cibles thérapeutiques.

dans un organisme
en sautant de cellule en cellule tant qu'il n'a
pas trouvé de cellule
saine.
En général, un virus se
propage
dans les cellules de proche en proche : il s'introduit dans
une cellule,
s'y réplique, puis les nouvelles particules virales ém...ises par la
cellule – les virions –
colonisent à leur tour les cellules voisines.
Certains virus,
toutefois, se propagent bien plus rapidement : des
chercheurs du
Collège impérial de Londres et du Centre des sciences
moléculaires
du vivant de Nimègue, aux Pays-Bas, viennent de mettre en
évidence
le mécanisme qui permet au virus de la vaccine de se propager à
une
vitesse quatre fois supérieure à celle autorisée par son cycle de
réplication.
En
observant en microscopie vidéo
l'infection de cellules par le virus
de la vaccine, ils ont montré que les virions
sautent de cellule en
cellule jusqu'à ce qu'ils trouvent une cellule
saine à infecter.
Lorsqu'ils rencontrent une cellule déjà contaminée,
ils n'y
pénètrent pas, mais s'arriment à sa membrane, ce qui provoque,
au
niveau du point d'ancrage (sous la membrane), l'assemblage d'une «
comète » d'actine. Petite protéine
abondante dans les cellules et
capable de s'organiser en filaments,
l'actine joue un rôle important
dans la plasticité cellulaire et la
dynamique intracellulaire. Le
virus de la vaccine détourne des molécules
d'actine et provoque leur
polymérisation en un réseau dynamique –
la comète – qui, par un jeu
de contraintes, éjecte le virus de la
membrane cellulaire, le
propulsant vers d'autres horizons. Lorsque le virion rencontre une
cellule
saine, il l'infecte : un nouveau cycle de réplication s'amorce.
Comment
un virion reconnaît-il une
cellule infectée ? Grâce à deux
protéines virales que les cellules
expriment très tôt après avoir
été contaminées : localisées à la surface
des cellules, ces deux
protéines les marquent comme étant contaminées,
et activent la
formation de la comète d'actine lorsqu'un virion s'arrime
à la
membrane cellulaire.
Les sauts de virus conduiront-ils à de
nouveaux
antiviraux ? Ils prouvent en tout cas que plusieurs mécanismes
orchestrent
la virulence des agents pathogènes. Il est probable que
chaque
virus à propagation rapide ait développé sa propre stratégie en
fonction
de son matériel génétique : le virus de l'herpès HSV-1, par
exemple,
se propage lui aussi plus vite que prévu, mais sans former de
comète
d'actine. L'étude de ces diverses stratégies et des molécules
impliquées
offrira peut-être de nouvelles cibles thérapeutiques.

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Le savoir que l'on ne complète pas chaque jour diminue tous les jours


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